Une lionne en cage – 13 février 2018

La lionne est en colère, abasourdie et tant peinée d’apprendre que l’une des siennes soit touchée à son tour par la maladie.

La lionne est anéantie, fatiguée, dépitée mais pas couchée.

La lionne va reprendre des forces et doublement se battre.

La lionne est toujours là, elle n’a pas le choix.

Comment expliquer ce sentiment de n’être pas libre de ses mouvements et de ses actions ? Ce sentiment de tourner en rond et de manquer d’air. Ce sentiment d’être prisonnière d’un corps qui n’en fait qu’à sa tête et d’une tête qui tourne à l’envers. Ce sentiment d’être punie, enfermée, bloquée voire attachée. Ce sentiment de devenir inutile, inhumaine, incapable, différente. Ce sentiment de colère et de frustration…

Trois jours plus tard, la colère ne s’estompe pas, surtout au réveil. Une colère froide et noire, qui me donne toujours et encore envie de taper contre les murs. Une colère mêlée d’écoeurement, de culpabilité (constamment là cette garce), de déception et de « égoïstement, je m’en serais passée ». Moi qui commençais à m’intéresser à la pensée positive. Tout s’effondre dans ma tête et sous mes pieds. Je passe de la malade, corps et âme dans son combat, à une personne impuissante qui assiste au terrible combat de sa belle-sœur… Où est le positif dans tout ça ? Nous ne sommes pas mortes. Où est le positif dans tout ça ?? La loi des séries, la faute à pas de chance, jamais deux sans trois. C’est quoi la prochaine nouvelle, un accident de voiture, un suicide, une crise cardiaque ??? Stop, assez, ras-le-bol, plus de courage, plus de force. J’ai envie de claquer quelqu’un ! Elle m’a dit : « Dieu impose ses plus durs combats à ses plus forts soldats », OK, reçu chef !

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