Petite anecdote au passage

Une nuit, il a neigé avec beaucoup de vent et au matin, il tombait une petite pluie fine et verglaçante. Il était l’heure pour mon prince de partir travailler, moi je me trouvais dehors à la porte, prenant l’air frais. J’étais donc là à le regarder s’installer dans la voiture, sortir de la cour et prendre la route qui monte à son lieu de labeur. Et contre toute attente, la voiture n’est pas montée, elle a bien essayé pourtant, calmement au départ, reculant, ravançant puis elle s’est un peu énervée, vexée de ne pas arriver à gravir cette fichue côte. Tout cela sous mes yeux amusés d’abord, puis franchement moqueurs. La voiture est finalement restée sur place et mon prince est parti à pied, en colère et en criant. Un peu honteuse, je riais presque puis j’ai tenté de lui lancer quelques mots de loin, qu’il n’a pas voulu entendre. Alors je suis passée du rire à la colère et j’ai hurlé, comme m’avait conseillé la sophrologue (elle m’avait dit de privilégier un lieu isolé…). J’ai tant hurlé que j’ai eu mal aux joues et j’ai manqué d’oxygène. Mais comme ça fait du bien ! Bref, quand mon prince est rentré le midi, je lui ai demandé si la voiture était montée toute seule le rejoindre. Il a souri et m’a dit : je suis sûr que tout ça t’a bien fait rire en plus. Il me connaît bien. J’ai acquiescé et on a ri ensemble de la situation. C’est dans ces moments-là que je reconnais notre complicité et notre mode de fonctionnement. Des cris et des rires. C’est dans ces moments-là que je sais que notre relation, bien que parfois tendue, est solide.

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