4ème course – 5 février 2018

Rien à signaler au niveau de l’hôpital. Un personnel toujours accueillant, rassurant et à l’écoute. Je réalise que c’est une chance quand même car malgré ce qu’on pourrait croire, il existe des médecins fort peu sympathiques. Je n’ai pas eu affaire à eux personnellement mais je sais de source sûre qu’ils existent. La cancéro a parlé de mon pet scan, elle a dit en souriant : « en médecine, on appelle ça une réponse complète ! » Nous avions donc bien interprété mon prince et moi le très bon résultat de ce mémorable pet scan. Les jours suivants, idem troisième chimio, nausées mais pas de maux de tête. Par contre, ces nausées mes copines, m’ont accompagnée plus de dix jours cette fois-ci. Un petit peu long j’avoue. Même s’il ne reste que deux chimios, même si je suis apparemment « guérie », je trouve cela pénible et je commence à en avoir marre de tout ça. Normal sûrement… La prochaine fois, c’est l’avant-dernière chimio. Ça me rappelle la toute première où mon prince avait entendu une infirmière dire à une patiente : « bonjour Madame Cancéreuse, alors ? c’est votre avant-dernière aujourd’hui !? » Nous avions envié sa chance en pensant que c’était encore loin pour nous. Eh bien nous y voilà presque !

L’avantage des jours avant chimio, de ces fameux jours sans écœurement, c’est que j’ai envie de faire plein de choses, comme un peu hyperactive et survoltée. Faire une machine de linge devient presque un plaisir, le passage à table est plus agréable même si je n’arrive toujours pas à cuisiner et j’ai à nouveau la possibilité et le bonheur de voir des proches — Il ne faudra pas oublier cette sensation de liberté et l’importance des choses futiles à réaliser chaque jour. Il ne faudra surtout pas oublier la dimension de la banalité de la vie et relativiser les petits tracas quotidiens — La lumière est plus belle dehors, les oiseaux chantent plus fort et les chevreuils, toujours présents, sont magnifiques. Survoltée j’écrivais plus haut, voire surexcitée, je me suis demandé au départ si ça venait de la cortisone que je prends en intraveineux jour de chimio puis en comprimés pendant cinq jours. Je pense en fait que c’est mon caractère (nous y revoilà !). Je suis speed, je grimpe au mur (je ne sais pas pourquoi mais j’aime bien cette expression), je suis à fleur de peau m’ont-ils dit à l’hôpital, je fatigue les autres et me fatigue moi-même mais je n’arrive pas à contrôler alors à défaut je laisse faire. Il paraît que ma maladie accentue les traits de caractère, je ne vous dis pas le travail !

Un commentaire

  1. ça doit etre vrai que ça accentue le caractère : depuis que tu te bas,je te reconnais encore plus…avec plaisir!!!

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